Dans le monde, il existe des milliers de catégories d’insectes. Nombreux professionnels concentrent leur recherche sur ce domaine. Même la plus miniature de ces insectes peut faire l’objet d’études d’un expert. Concernant spécialement la chenille processionnaire, elle est issue de la famille des Lépidoptères. Il s’agit ici d’une larve de Thaumetopoea pityocampa, un papillon de nuit. Apparemment, ce type d’insecte peut avoir un cycle biologique très intéressant.

Le cycle de vie de cet insecte

D’une manière générale, la processionnaire du pin présente un cycle annuel. Par ailleurs, cela peut varier en fonction des conditions environnementales, d’habitude, il ne dépasse pas les 5 ans. Les papillons de la processionnaire abandonnent la terre à partir de mi-juin. Par la suite, elles s’accouplent avec les mâles. Ces derniers meurent ensuite deux jours après. Certains ne tiennent même pas un jour. La femelle quant à elle va s’envoler et déposer ses œufs qui peuvent compter de 70 à 300 œufs. Après les avoir remis sur des aiguilles de pin, elle meurt à son tour.

L’éclosion des chenilles a généralement lieu entre 30 et 45 jours suivant la ponte. À leur naissance, nous constaterons que les larves sont attachées entre elles avec un fil de soie. Comme nourriture, elles avalent les aiguilles du pin. Ces insectes peuvent avoir jusqu’à 1 million de poils qui couvrent leur corps durant leur croissance. En même temps, elles prennent d’autres couleurs que l’origine. Pour s’abriter, elles ne quittent pas le pin. Pour être plus précis, les processionnaires fabriquent un abri en soie au niveau de la branche d’un pin. Cette construction se fait souvent en automne. Pendant tout l’hiver, elles n’en sortent pas. Par contre, ce sera à la tombée de la nuit que l’insecte va se nourrir.
Le printemps est la période où les chenilles quittent leur abri. Elles vont alors atteindre le sol en se faisant guider par une femelle. La colonie se déplace en longue file en se collant les unes aux autres. Une fois qu’elles sont sur un emplacement ensoleillé, elles se dissimulent dans le sol. Après deux semaines sous la terre, les insectes tissent des cocons individuels, ensuite se changent en chrysalides. Cette forme peut durer des mois, voire des années. Tout en restant sous le sol, la chrysalide va se métamorphoser en papillon après une longue période, elle ne va sortir que lors d’un soir d’été.

Les différents stades de développement

La croissance de la chenille processionnaire débute habituellement par la phase aérienne. Ce papillon nocturne se montre en fin de journée, durant les mois de juillet et août. Toutefois, cette émersion peut changer selon la pression atmosphérique quotidienne. D’habitude, ce sont les mâles qui émergent avant les femelles. Pour sortir de leur cocon, les papillons se servent des crêtes clarifiées placées au niveau de leur tête. Ce qui leur permet de faire un trou sur l’enveloppe de la chrysalide pour aller explorer le monde réel dans la nuit. Mais avant, ces insectes appelés les imagos vont atteindre un endroit surélevé pour déployer leurs ailes. Pour distinguer les mâles des femelles, nous remarquerons une différence de taille, les plus petits représentent les mâles. Lorsque les femelles trouvent une zone de repos, elles prennent une sorte de position d’appel, les mâles vont ensuite les chercher pour s’accoupler. Cet accouplement peut prendre une durée d’environ une heure. Lorsque les deux insectes se séparent, quelques jours plus tard, les mâles meurent. D’un autre côté, les femelles vont s’installer sur un pin pour pondre entre deux aiguilles. La ponte compte à peu près 3 ou 4 heures. Quelque temps après avoir pondu 70 à 220 œufs, les femelles meurent aussi.

Autre part, la période larvaire des processionnaires du pin comprend 5 stades connus comme L1 jusqu’à L5. Ces phases se distinguent en fonction de la quantité de poils, de la taille de la chenille ainsi que du volume de sa capsule céphalique. À ce terme, celles qui sont issues d’une même ponte ne se séparent pas. Elles restent donc en harmonie lorsqu’elles se déplacent. À savoir que l’aménagement du nid se fait à la sortie des insectes L1. Ces insectes effectuent une alimentation nocturne. En clair, ils ne sortent que pendant la nuit tout en étant reliés les uns aux autres par des fils de soie sécrétés. Lorsque le stade larvaire change, les chenilles se lancent dans une alternance muée et ne se nourrissent plus. Une fois que les premiers froids apparaissent, elles procèdent à la construction du nid d’hiver. Ce dernier est particulièrement hiérarchisé avec 2 enveloppes superposées, très efficaces pour la survie de la colonie.

Entre le mois de février et mai, la procession de nymphose prend effet pendant à peu près 6 jours. La femelle, représentant la chenille de tête, conduit le groupe vers un lieu ensoleillé, puis les chenilles de la procession s’enfouissent sous le sol, environ 5 à 20 cm. Ce sera à partir de là que commencera la phase souterraine.

Le comportement d’une chenille processionnaire

Pendant l’hiver, nous apercevons parfois de grosses poches suspendues dans les pins. Il s’agit en fait des nids des chenilles processionnaires. Ce type d’insecte est un véritable ravageur d’arbres. Tout d’abord, les larves colonisent l’arbuste, ensuite, elles se nourrissent des aiguilles du pin. Les processionnaires peuvent nuire totalement à l’arbre. D’ailleurs, toutes les catégories de pins sont leur cible. Les chenilles consomment les aiguilles de l’arbuste qui les abrite. Par conséquent, l’arbre perd sa croissance à cause de la défoliation. Ce qui va le rendre vulnérable aux invasions d’autres insectes.
D’un autre côté, les chenilles processionnaires représentent aussi des dangers pour l’homme. En effet, leurs poils renferment du venin qui se crée précisément à la troisième phase larvaire. Normalement, elles libèrent des poils dans l’air quand elles se sentent menacées. Ces poils, emmenés par le vent, vont ensuite se fixer au niveau de l’épiderme. Ce qui va ensuite causer des problèmes de santé, à commencer par des démangeaisons jusqu’à un trouble respiratoire ou une allergie. Même après avoir enlevé les poils de la peau, nous pouvons risquer le glaucome ou encore la cataracte. Ce type d’insecte peut également représenter une menace pour les animaux domestiques. D’ordinaire, le symptôme se manifeste par la nécrose de la langue.

En gros, les chenilles processionnaires sont de vrais nuisibles, malgré le fait que leur cycle de vie soit fascinant. Toutefois, il existe des traitements pour lutter contre les désagréments que peuvent provoquer ces insectes. Il faudra éviter de s’aventurer près des pins, surtout en été. Nous pouvons aussi abandonner l’idée de planter des pins ou des cèdres dans nos jardins. L’idéal serait d’attirer les oiseaux sédentaires qui se nourrissent d’insectes. Pour cela, il suffit d’éparpiller des graines sur les lieux.

Le développement de la chenille processionnaire
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